Analyse des essences forestières

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Le recoupement des données sur les unités phytosociologiques en présence dans un périmètre forestier et le savoir sylvicole sur ces unités et les essences permet d’estimer la surface que peut occuper potentiellement une essence dans ce périmètre. En intégrant les données sur les essences des arbres qui constituent les peuplements, leur adéquation à la station peut être évaluée. Cette évaluation peut se faire selon le risque de dégradation des sols que peut impliquer une proportion trop forte d’une essences (p. ex. la proportion maximale de résineux), selon le statut des essences (=>en station / spontané) dans la perspective d’une sylviculture proche de la nature ou encore selon la productivité de ces essences en considération de la volonté d’utiliser au mieux la capacité de production des stations (p. ex. en considération des indices de fertilité). Ce recoupement n’est pas trivial. Un peuplement peut se situer sur une ou plusieurs unités phytosociologiques. Si le mélange d’un peuplement est connu selon la description des peuplements présentée à pla page Description des écosystèmes forestiers (p. 16), le positionnement spatial des essences ne l’est pas. La solution la plus simple à ce problème est d’effectuer un recoupement visuel sur une carte. L’adéquation d’une essence selon les stations est par exemple visualisée au moyen de rayures. La proportion de cette même essence dans les peuplements est représentée par un code de couleur (cf. exemple du chêne dans la Fig. 38 infra).

Fig. 38 Recoupement visuelle de la proportion d’une essence dans les peuplements et de sa productivité selon les unités phytosociologiques en présence

Les surfaces potentielles pour le chêne pédonculé (TEi) et le chêne sessile (SEi) sont représentées au moyen de traits oranges (recommandé comme essence d'intérêt principal) et jaunes (recommandé comme essence d'intérêt secondaire). Les recommandations sont reprises de BGU (1998) <ref>BGU 1998: Vegetationskundliche Grundlagen für den Unterricht in Waldbau an der ETH Zürich. Waldgesellschaften der kollinen und montanen Stufe, Zürich, Institut für Wald- und Holzforschung, Fachbereich Waldbau, ETH Zürich, Zürich.</ref>. La présence effective de ces deux essences est visualisée au moyen d’une couleur dont l’intensité est fonction de leur proportion dans le mélange de la strate principale ('Mischungsgrad').

Cette manière de procéder ne permet pas de déterminer la surface occupée par chaque essence selon les unités phytosociologiques sur lesquelles elle se situe. Cette surface peut être estimée en partant de l’hypothèse que les arbres d’une même essence dans un peuplement se situent sur les unités qui représentent les conditions de croissance les plus favorables. Cette considération essence par essence pose le problème des peuplements caractérisés par la présence de plusieurs unités phytosociologiques dont la productivité des sols est différente. La surface de celles dont la productivité est faible risque de n’être jamais attribuée à une essence, alors que la surface des unités a plus forte productivité risque d’être attribuée à plus d’une essence. Cette approche présente aussi le désavantage de ne pas pouvoir contrôler la pertinence du choix des essences effectué par le sylviculteur dans des peuplements très mélangés et caractérisés par des conditions stationnelles passablement hétérogènes<ref> à moins de se rendre sur le terrain.</ref>.

Références

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