Principe de gestion sylvicole

Aus Wiki Waldmanagement
Version vom 22. Januar 2015, 12:28 Uhr von David (Diskussion | Beiträge) (1 Version)
(Unterschied) ← Nächstältere Version | Aktuelle Version (Unterschied) | Nächstjüngere Version → (Unterschied)
Zur Navigation springen Zur Suche springen

Les principes de gestion en rapport avec la gestion sylvicole consistent à mettre en œuvre une gestion durable, proche de la nature et multifonctionnelle. Durable dans le sens de conserver la productivité des sols et d’atteindre un certain équilibre démographique d’une population d’arbres stable et diversifiée tant par leurs caractéristiques propres que par les structures qu’ils forment par regroupement. Cette notion de diversité est à mettre en relation avec le principe de répartition des risques et d’adaptabilité. Proche de la nature dans le sens d’intervenir aussi peu que possible, mais de manière déterminante pour influencer la dynamique forestière (=> sylviculture situative) en favorisant le rajeunissement naturel et en promouvant des essences adaptées à la station (spontanée, en station) dans la mesure du possible. Cette notion peut aussi se rapporter à l’aspect de la forêt. Cette approche n’est pas prise en compte au niveau des principes de gestion, mais lors de la définition des produits forestiers. Par exemple, la volonté de garantir la présence de la phase biologique de vieillissement ou encore de promouvoir les essences rares et menacées représente autant de facettes particulières de la forêt à réaliser et à conserver au moyen d’interventions sylvicoles ciblées<ref> Ces exemples sont reprise d’une définition de la sylviculture proche de la nature de l’Office fédéral de l’environnement, des forêts et du paysage (OFEFP, 1996) qui intègre ces deux approches.</ref>. <ref>OFEFP 1996: Caractéristiques de la sylviculture proche de la nature, Circulaire No 7 – Annexe complémentaire du 25 novembre 1996.</ref> Multifonctionnel dans le sens de produire et mettre en valeur sur une même surface plusieurs biens et services forestiers et de répartir par là-même les coûts d’intervention. La multifonctionnalité se rapporte à une entité qui permet différents usages. D’un point de vue forestier, cette entité correspond à un élément du boisement clairement défini dans le temps et l’espace, à savoir un arbre, un peuplement ou encore une mosaïque de peuplements. Chaque élément du boisement se trouve dans un contexte particulier (conditions stationnelles et zone d’intérêt). De part sa présence, chaque élément assure la disponibilité de différents biens/services forestiers (voir Fig. 10, p. 21). Ces biens et services sont multiples en considération du caractère intrinsèquement multifonctionnel de la forêt et de ses constituants<ref> A signaler aussi la volonté de considérer ces biens et services forestiers dans toute leur diversité. La théorie de l'effet de sillage postule que l'exploitation des bois permet de répondre en même temps aux autres besoins forestiers. Cette théorie n'est plus adaptée aux conditions actuelles. Les fonctions de la forêt autres que celles de production de bois ont pris une grande importance, en particulier depuis le sommet de la terre de Rio tenu en 1992. Cette théorie pose aussi le problème de ne pas se préoccuper des autres fonctions, de ne pas effectuer une réflexion sur leur signification pour la gestion (cf. Domergue, 2003).</ref>. <ref>DOMERGUE, M. 2003: Evaluation des fonctions non marchandes de la forêt. ONF. RDV techniques n°1: 17-20.</ref> Pour être durable, la gestion sylvicole doit être aussi économiquement viable. La détermination d’interfaces claires entre le système de gestion sylvicole et le système de production technique est très importante de manière à contrôler cette viabilité déjà au niveau de l’élaboration du concept sylvicole d’intervention. A noter qu’une gestion proche de la nature représente en soi un moyen de diminuer les coûts des interventions pour atteindre les objectifs fixés, alors qu’une gestion multifonctionnelle a pour but d’augmenter les effets des interventions. Ces principes sont complétés par la volonté d’optimiser la production<ref> L’utilisation de la notion d’optimisation est à comprendre dans le sens du processus qu’elle désigne et qui tend vers la recherche d’une solution qui, à défaut de pouvoir être optimale, se contente d’être satisfaisante.</ref> en utilisant au mieux, ou tout du moins de manière satisfaisante, les potentialités du boisement et des stations. Bachmann (1968, 1990) <ref>BACHMANN, P. 1968: Untersuchungen zur Wahl des Verjüngungszeitpunktes im Waldbau. Beih. Schweiz. Z. Forstwes. Nr. 42, Zürich.</ref> <ref>BACHMANN, P. 1990: Produktionssteigerung im Wald durch vermehrte Berücksichtigung des Wertzuwaches. Ber. Eidg. Forsch. Anst. WSL., Nr. 327.</ref> propose deux notions très utiles dans cette perspective, soit le potentiel de production en rapport avec la productivité des peuplements et la capacité de production en rapport avec la productivité possible en considération des stations. Ces deux notions se basent sur l’accroissement moyen de valeur totale des peuplements et plus particulièrement sur la culmination de cet accroissement, synonyme de productivité maximale. Cet accroissement est calculé au niveau des peuplements sur la base des coûts et des gains d’exploitation de toutes les interventions effectuées pendant l’existence d’un peuplement. Le potentiel de production d’un peuplement est déterminé par le laps de temps qui le sépare du point de culmination, ainsi que de la différence entre l’accroissement moyen à ce point et actuellement. La capacité de production correspond à la valeur maximale de l’accroissement moyen d’un peuplement « idéal » (cf. Fig. 11 23).

Fig. 11 Potentiel et capacité de production (Schütz, 2003b, selon Bachmann, 1968) <ref>SCHÜTZ, J.-P. 2003b: Die Technik der Waldverjüngung von Wäldern mit Ablösung der Generation – Skript zur Vorlesung Waldbau II. Professur Waldbau, ETH Zürich, Zürich.</ref>

‘Durchschnittlicher Wertzuwachs’ signifie accroissement moyen de valeur, ‘des idealen Bestandes’ du peuplement idéal et ‘eines reellen Bestandes’ d’un peuplement réel. ‘Ertragsfähigkeit’ signifie la capacité de production. ‘Sollzustand’ signifie l’état de référence et ‘Ist-Zustand’ l’état actuel. ‘Gesamtleistung im Zeitpunkt i’ signifie la production de valeur totale à un moment donné i. ‘Ertragsvermögen’ signifie le potentiel de production.

Un peuplement « idéal » est le résultat d’une sylviculture qui a su mettre au mieux en valeur les potentialités de la station, sans pour autant mettre en danger la productivité des sols. Cette mise en valeur se fait par un choix pertinent des essences et de leur provenance, ainsi que par l'application du meilleur traitement sylvicole possible (Schütz, 2003b). En ce sens, la concrétisation de la notion de capacité de production sert à déterminer les références pour l’action sylvicole et à l’évaluation de son succès. Considérées au sens large et donc pas seulement dans la perspective de la production de bois pour laquelle ces notions ont été développées, la détermination de ces références consiste à définir les caractéristiques que doivent atteindre les peuplements afin d’utiliser de manière satisfaisante la capacité des stations tout en garantissant à long terme la disponibilité des produits forestiers stratégiques. En particulier, le choix des essences ne se fait non pas seulement en considération de leur statut (spontané, en station), mais aussi selon l’intérêt qu’elles représentent pour les différents produits forestiers. Leur dynamique de croissance, exprimée par exemple par les indices de fertilité, reste un critère important à considérer. Cette dynamique, reflétée par les dimensions (ddom, hdom) et l’âge des peuplements, permet d’évaluer la productivité des peuplements (=> accroissement de valeur) et sert ainsi de base pour la détermination du moment opportun de rajeunir (=> culmination de cet accroissement) et de la période de production correspondante. Les concepts sylvicoles d’intervention définissent la manière d’atteindre les caractéristiques désirées dans les temps fixés. Les périodes de production ont pour finalité une utilisation satisfaisante à très long terme de l’espace limité occupé par les peuplements. Une détermination précise des périodes de production n’est cependant pas possible compte tenu du contexte décisionnel flou.

Notes et références

<references/>